Le marché immobilier français affiche une tendance à la stabilisation. L’année devrait se clôturer sur un volume d’environ 955 000 ventes, traduisant un marché en phase d’atterrissage.
La demande reste présente, mais les acquéreurs sont plus sélectifs, voire attentistes, et les délais de décision ont tendance à s’allonger.
Un marché locatif sous haute tension
La situation locative reste extrêmement préoccupante en cette rentrée. Le manque de fluidité du marché de la transaction maintient les locataires en place (faute de pouvoir acheter), ce qui réduit d’autant l’offre, qui par exemple à Paris est inférieure de 30% à son niveau d’avant-crise.
Des taux de crédit de nouveau à la hausse
Alors que les taux avaient entamé une baisse encourageante en début d’année, la décision de la BCE de relever ses taux directeurs a inversé la courbe. Pour cette rentrée, les taux d’emprunt se tendent à nouveau et se négocient en moyenne autour de 3,50 % sur 20 ans, 3,6% sur 25 ans.
Les taux d’emprunt d’État (OAT 10 ans) ayant dépassé la barre des 4 % cet été, les banques maintiennent des critères d’octroi stricts.
Dans ce contexte, le positionnement du prix devient particulièrement important pour déclencher les visites et concrétiser les projets.
Mais les taux fluctuent , et quand ils repartiront à la baisse une renégociation est toujours possible avec sa banque
Les prix de l’ancien : un marché à deux vitesses
Au niveau national, les prix affichent une quasi-stabilité (autour de -0,6 % sur un an). Toutefois, l’évolution dépend fortement de l’étiquette énergétique (DPE) des biens.
Les prix des « passoires thermiques » (F et G) continuent de baisser en raison du coût des travaux et des interdictions progressives de location. Les marges de négociation y sont maximales.
Les « logements verts » (A et B) maintiennent des prix élevés, en particulier dans les grandes métropoles et zones tendues.
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